Oradour : un témoignage figé dans le temps

A l’occasion du 75ème anniversaire du drame d’Oradour, Robert Hébras a accepté de refaire avec nous son parcours du 10 Juin 1944. Il a désormais des difficultés pour se déplacer. C’est la dernière fois qu’il a ainsi déambulé dans les rues du village. Je suis particulièrement fier de l’avoir accompagné dans ce documentaire de 31 minutes tourné et monté par André Abalo, avec Benoit Ligneau et Hélène Abalo.

Ce film a été un exercice très spécial pour l’équipe. Il n’a rien à voir avec les magazines séquencés que nous avons l’habitude de produire. C’est un objet télévisuel dans lequel on se laisse porter par l’émotion et le discours de Robert Hébras. Pour moi, l’enjeu a été de l’interrompre le moins possible.

Le dernier d’Oradour a été tourné et diffusé pour France 3 Noa. C’est une chaîne de plein exercice qui émet grâce aux boxs internet.

Quand la mémoire s’étiole

300 000 personnes sont attirées chaque année dans les ruines d’Oradour à cause de l’émotion qu’elles suscitent. Mais en discutant avec ces visiteurs, on se rend compte qu’ils connaissent peu l’histoire du village. Le mémoire est-elle en train de s’étioler ?

C’est la question que nous nous sommes posée pour le magazine Enquête de Régions diffusé en juin 2019. Avec Romain Burot, je me suis rendu à Oradour et Tulle, sur le parcours de la division SS Das Reich en Limousin.

 

Laisser un commentaire